le blog de Docphilz mon grain de sel

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Réparer son Atari Lynx qui s'allume plus

Difficulté : 2 *

Temps nécéssaire : 1 *

Outils : fer à souder, tournevis cruciforme

 

On ne présente plus la Lynx d'Atari, console portable couleur de la toute fin des années 80, et qui a marqué ma vie de joueur.

Cette console 'portable' est un vrai petit monstre (en taille s'entend), l'écran est tout pourri (amélioré sur Lynx II), et avec une résolution qui ferait passer Minecraft pour Skyrim. Mais les jeux sont assez cool et on y rejoue aujourd'hui sans douleur et avec plaisir, ce qui n'est pas si fréquent que cela avec les ordinosaures. Le processeur sonore joue des mélodies au charme surranné et le volume du HP intégré est très puissant.

Un des symptômes classiques de panne sur cette console est qu'elle ne s'allume pas. Ceci est souvent dû à la défaillance d'un composant électronique du circuit d'alimentation, en la personne d'un petit MOSFET, référence MTD3055E remplacé par sa version moderne STD12N06 .

On peut confirmer le diagnostic très simplement. Il suffit de relier avec un fil, la masse du connecteur Jack des écouteurs avec le pôle "-" du boîtier des piles.

Si la console s'allume, c'est bienn  le MOSFET qui est en cause.

La plus grande difficulté consiste à trouver où en acheter. Je n'ai jamais réussi à en trouver en France, que ce soit dans les magasins d'électronique sur le Web. J'ai dû me résoudre à l'acheter sur Amazon (autre lien ici ) mais malgré un prix unitaire dérisoire (de l'ordre de 1 a 2 euros), le prix du port rend l'opération assez coûteuse (30 € par Fedex dans mon cas :-s) .

Du coup j'en ai acheté cinq pour pouvoir réparer quatre autres consoles et ainsi lisser le cout de réparation par machine. Console dise, hahaha.

 

La procédure est très simple.

Il suffit d'ouvrir la console comme sur ce tuto Lynx II. Très basique, aucune difficulté particulière. On aura pas besoin de tout démonter, le composant à remplacer est accessible facilement dès l'ouverture.

Enlever les 4 vis à l'arrière et la coque sort toute seule, (au remontage, les longues vont coté bosselé) dévoilant le circuit imprimé. Le composant CMS à remplacer est celui-ci. Il s'agit du Q11 marqué sur le PCB , voir photo ( sur une Lynx II , il est écrit Q12).

 

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Muni d'un petit fer à souder, son remplacement prend  moins de cinq minutes.

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Wouaiiis, ça marche !!

 

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Et voilà comment une gamine de 10 ans découvre d'excellents jeux sur une console de 23 ans.

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J'ai profité j'ai profité de ce billet pour tester Dragon Dictation sur iPhone et voir si on pouvait vraiment s'en servir pour gagner du temps dans la rédaction d'un billet, en voiture par exemple.

Je vous laisse juge du résultat par ce petit florilège de saisie brute :

Cette console de victime d'une tarte génitale qui afflige la plupart des consoles.

Si la console salut c'est bien c'est bien le mot sexe qui est en cause. J'ai profité de ce billet pour tester Dragon dis échelle et voir si on pouvait vraiment s'en servir pour gagner du temps.

 

Liens:

Video sur la réparation dont il est question ici, mais sur Lynx II et en anglais

Autre cause de panne assez commune sur le connecteur d'alimentation sur secteur

dimanche, 06 mai 2012 13:35 Publié dans Hacks 61 Commentaires

 

SOUTH BY SOUTHWEST 2012 

 

Derrière ce nom à prononcer avec une patate brulante dans la bouche, et que l’on prononce simplement « SAOUS BAILLE » quand on est branché, se cache un Disney Land pour g33ks.IMG 6531

Dire que cette expérience fut pour moi une grosse  claque est un doux euphémisme.

SXSW 2012

Austin, c’est une belle grande ville bien quadrillée à l’américaine comme si on avait frappé une boule de pate à modeler  d’un grand coup de raquette de tennis. 1,7 millions d’habitants,  jumelée avec Angers (représentée par une belle délégation + un grand stand au Tradeshow). Et marquant quelques similitudes avec Nantes de par son attractivité similaire (classée #1 ville des US où il fait bon vivre), un secteur hi tech digital  en plein boom, des chiffres dans le vert dans tous les domaines. 500 entreprises s'y installent tous les ans, la population double tous les 20 ans.

A la base, le SXSW est un festival musical et cinéma annuel à Austin, Texas, au mois de mars.  Il prend de l’ampleur à chaque édition, et attire  aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de personnes sur une dizaine de jours.

Le festival s’est doté voilà quelques années d’un nouveau tentacule nommé  ‘interactive’, regroupant tout ce qui touche au numérique. En résumé, on trouve là un bouillon de culture de startups internet. De très belles réussites comme Twitter ou Foursquare  y ont connu leur éclosion mondiale.

Le coeur du SXSW  consiste en des conférences (je suis réducteur, disons plutôt des événements – meetings, débats, ateliers, séances dédicaces, etc-) dont  le nombre le dispute à la qualité des intervenants. Réparties dans tout le centre ville, les conférences ont lieu à tout moment,  de 9H à 18H.

Le centre névralgique du festival Interactive se situe à l’Austin Convention Center, leur palais des Congrès. Plus gros que celui de Nantes (à la louche je dirais facteur  10). D’autres sites, pour la plupart des hôtels de luxe et palaces (Hyatt, Four Seasons, Hilton …) IMG 6522 hébergent également  un nombre important de sessions. Il y a entre 50 et 100 conférences par jour. Si bien qu’à un instant T, plusieurs ont cours au même moment. Du coup il faut souvent trancher. 

L’autre gros concept (voire core concept) du SXSW, ce sont les Parties. Dès la fin d’après midi, fleurissent les Parties officielles, le plus souvent open bar et free food (souvent style tacos) afin de favoriser les échanges de manière informelle… Et bien sûr faire la fête. Cette ambiance décontractée colle bien à l’esprit assez jeune et branché, et permet de multiplier les échanges avec des gens de tous horizons et de tous les coins du monde.

De nombreuses entreprises partenaires ont leur « village » ou au moins leur tente : Bing , Google, Nokia, Samsung,  Foursquare et bien d’autres au coin de chaque rue, dans des terrains vagues, cafés lounge  ou ailleurs. Evidemment, show off  de rigueur, ambiance branchée, gros son, goodies et tout et tout.IMG 2742

Il existe un très intense festival off (=unofficial) qui  groupe également un grand nombre  de soirées et d’évènements, au point que certains festivaliers font l’impasse sur le badge (ça fait toujours 600 à 800 $ d’économisés) et se débrouillent sur place. Il faut dire qu’il y a de quoi faire.

On trouve enfin un grand tradeshow, salon de startup et d’entreprises qui a lui tout seul fait la taille d’un petit salon porte de Versailles à Paris ;

Le tout conjugué avec l’énormité des moyens nécessaires à mettre en place pour ce genre d’événement. Rues  fermées, balai des taxis et des bus, …

Saupoudrons par-dessus toutes les startup qui tentent de buzzer avec les moyens du bord, souvent avec créativité - ça n’en est que meilleur. Ca passe par des affiches, des stickers collés un peu n’importe où, des déguisements, des ballons gonflables, le but étant bien évidemment   d’être  visible à peu de frais.IMG 2798

Cet ensemble donne une joyeuse ambiance de parc d’attraction. Ou qu’on aille on est sûr de voir des tours de cou oranges aller et venir  en tous  sens. Avec attroupements systématiques dès qu’il y a du gros son, par exemple.   

La vie de rue est  agrémentée par les rotations des party-bus à l’impériale, avec le bar en dessous et le dance floor en haut. Et bien sûr qui envoie du watt. Je dois reconnaitre que c’est sympa, surtout quand le rooftop est garni de danseuses   déchainées. On voit aussi des véhicules publicitaires ( Celui de Hootsuite est terrible), des cyclopousses, des « catch a chevy », qui sont ni plus ni moins des taxis  gratuits mis à disposition par Chevrolet. 

Les commerçants du downtown se frottent naturellement les mains à cette période, en particulier les  restaurants et les bars. La 6eme rue est une vraie rue de la soif, des dizaines de bars aux néons plus aguicheurs les uns que les autres. Les boites branchées sont également légions et ne désemplissent pas, of course.

Techniquement parlant

Fatalement, le festival Interactive ne peut pas faire l’impasse sur la fine fleur des applis en vogue, sur ce qui est devenu  un véritable « spring break des geeks ».

1er constat, 95% du parc des smartphones est constitué d’Apple iPhone4/S. le reste est quasi anecdotique. On va me répondre que c’est « normal » dans cette population. Probable.  Mais j’ai constaté un taux de pénétration important, de l’ordre des trois quarts,  chez les habitants lambdas aussi.

2eme constat, si  la 3G passe bien mais chère si vous roamez depuis la France,  il y a du wifi gratuit presque partout.

Fort des constats 1 et 2, je ne vous explique même pas l’orgie totale qui a eu lieu toute la semaine sur les applis sociales / géoloc (la grosse tendance de cette année) et en particulier sur Foursquare.  Plusieurs badges par jour, des checks à 1000+ personnes, des scores à 600+…. De la folie furieuse, je vous dis ma bonne dame.

Du coup, vu l’ampleur de l’événement et les attentes, les organisateurs avaient un peu la pression. Il ont publié, outre les sites sxsw.com et sxsocial.com l’appli iPhone gratuite SXSW Go qui est absolument fantastique. Je vous invite à la tester.

Comme on peut s’y attendre, on y trouve l’agenda des confs , leur lieux, les plans,le guide des partys officielles. Et c’est très bien fait : on peut mettre en favoris les événements, linker vers Google maps pour localiser, prendre des notes perso, remplir un questionnaire de feedback, et l’appli met à jour automatiquement. Remarquable de simplicité d’utilisation malgré les fonctionnalités.

La journée type

Avec mes chers teamates  de la Cantine Numérique, nous étions logés dans un appartement loué à la semaine par un particulier à l’occasion du festival. Un vrai bon plan.  A une dizaine de kilometres au sud de la ville, le bus  direct est très pratique pour 1$ l’aller simple. 

Pas forcément facile d’être au cœur de l’action avant 10h du matin. Il faut bien planifier ses conférences et optimiser les déplacements. Si les premiers jours, la marche à pied ne pose aucun problème à nos corps d’athlètes  surentrainés, sur la fin du séjour on y réfléchit à 2 fois pour faire 200 mètres, surtout quand il fait chaud. On a vite avalé ses 10km de marche par jour. A propos de météo, il fait *en principe* beau et chaud à Austin en cette période (25°)  mais cette année le hasard à voulu qu’il pleuve et qu’il fasse très frais pour la saison (15°).  Après un déjeuner au Fado, point de ralliement  des français du festival, c’est reparti pour les sessions de l’après midi. L’Austin Convention Center (ACC) est tout le temps noir de monde, mais très bien organisé. Le jour de retrait des badges, notre file d’attente  s’était étalée sur 600 à 800 mètres... Et « seulement » 2h30 d’attente.IMG 6529

Je l’ai dit, les gros poissons viennent en force et installent leurs villages, à l’instar de Google. Les visites sont intéressantes car l’exposant y sème ses  nouveautés et le visiteur y récolte infos et  goodies. Mention spéciale pour l’équipe de Quentin Adam (Checkspear) qui avec ses acolytes Clément Lafargue et Laurent Auneau, a décroché  une récompense dans le concours de robots organisé avec LEGO (dont nous avons fait connaissance). Ils ont gagné une tablette Android 4. Pas mal.

Sur la forme comme sur le fond, nous en avons pris plein les mirettes. On nous avait pourtant prévénu, mais le wow effect est parti tout seul. Si la qualité des conférences a connu, aux dires de certains, une baisse sensible par rapport aux éditions précédentes, elles sont restées une source d'infos très intéressante. 

Je retiendrai de ce festival, à la fois mon 1er SXSW et ma 1ère fois aux Etats-Unis, une prise de conscience, sur le terrain, des différences culturelles qui peuvent expliquer le succès des startups digitales outre-atlantique. Un vertige sur l'énormité du système.  Un constat sur l'extraordinaire

dynamisme et le "temps de réponse" très court du marché intérieur. Il suffit de constater l'utilisation répandue des applis comme Foursquare par le grand public, qui s'est si rapidement approprié l'outil. J'ai également été frappé par le positivisme et le pragmatisme américains. Lorsque je pitche une idée en France, j'attends des autres qu'ils démontent mon idée, et s'ils n'y parviennent pas, j'en viens à considérer que mon idée est bonne. A l'inverse, aux US, je pitche mon idée, et mes interlocuteurs , toujours enthousiastes, vont au contraire tenter d'améliorer le concept en toute sincérité. C'est une chose que d'avoir été informé de cet état d'esprit, mais je peux vous dire que c'est autre chose que de le vivre à la virgule près dans un bar lounge. Il est très clair qu'aujourd'hui c'est aux US que ça se passe, ça n'est un secret pour personne. Même si émergent en Europe des évènements comme Le Web qui font mieux que se défendre. Je ne saurai qu'encourager mes compatriotes à vivre cette expérience car il y a beaucoup à en apprendre. 

 

 

 

BEN ET NOUS ALORS ?

Le SXSW a donné à AUSTIN, en tous cas dans l’industrie du numérique, une envergure mondiale. Les retombées économiques du festival sont énormes, de manière très directe en rapport avec le festival , et indirecte sur la création de richesse dans cette filière, qui émerge du cercle vertueux (cf. succès des phénomènes Twitter/Foursquare par exemple).

Enfonçons des portes ouvertes. Nous avons  Songo et le Scopitone, une fréquentation et une dimension  qui augmentent chaque année ; Atlantic 2.0 et le Web2day, qui lui aussi monte en puissance avec un budget quasi quadruplé en un an et s’étalant désormais sur plusieurs jours.  Songo est déjà intégré dans le Conseil d’Administration d’Atlantic 2.0. Une dynamique que rien ne semble plus arrêter, au point que le rapprochement des 2 événements à plus ou moins long terme me semble presque évident, et en tout cas facile à rêver, pour le meilleur.  

Tous les ingrédients d’un SXSW en Pays de Loire sont donc réunis. Un tel événement pourrait très rapidement gagner une envergure   Européenne. Imaginer tous ces trucs cools à Nantes, quel pied ! Alors… On se sort les doigts ? 

dimanche, 18 mars 2012 16:00 Publié dans Numérique 439 Commentaires

Quelques rappels si vous avez raté le début :

Minecraft est un jeu sandbox (comprendre : environnement ouvert dans lequel tout est à réinventer). L'auteur Notch (Markus Persson) l'a codé seul dans son garage en 2009, et ne cesse de récolter les récompenses, et surtout l'adhésion du public puisque + de 4 millions de joueurs ont acheté son jeu, en perpétuel développement. Un énorme succès planétaire qui l'a rendu riche et célèbre. Un OVNI dans le monde du jeu video, à la fois par la qualité du jeu, mais aussi par son succès et son mode de diffusion.

Pour situer le niveau, Notch est pas mauvais dans son genre, il a codé, en août 2011, un jeu en 48h et en temps réel en streaming pour que tout le monde le voit à l'oeuvre.

 

Le principe de Minecraft est super simple. Dans la version Survie (payante, 15-20 euros, dont je vous parle ici), vous êtes un Robinson en slip dans un monde naturel inconnu. Le monde est immense (jusqu'à 8 fois la surface de la planère Terre...), contient forêts, mers, montagnes, neige, sable, lacs. Il faut récolter des matières premières (bois, terre, roche etc) pour pouvoir construire un peu ce qu'on veut : outils, maisons, structures... Les nuits succèdents aux jours (environ 10 min temps réel chaque). La nuit, des monstres sortent, et ils nous chassent. On peut les tuer mais ce n'est pas toujours facile. Du coup il est de bon ton de se trouver un abri. Que l'on peut creuser à peu près n'importe où puisqu'une grande partie du jeu consiste à miner (ben oui, "Mine" pour exploitation  minière, "Craft" pour  Artisannat). On creuse donc, pour trouver par exemple du charbon (combustible), du minerai de fer (dont on fera des lingots de fer), de l'or, du diamant, etc... Ou bien l'on creuse pour faire un abri troglodytique.

Lorsque j'ai vu les premiers screenshots, l'aspect gros pixels m'a fait de l'oeil, parce que oui, j'aime les machines 8 bits. Un petit jeu rigolo, me disais-je, on va y jouer 5 minutes pour voir. Ha-ha-ha.

Passé le choc des graphismes d'un autre âge, le jeu se révèle dangereux tellement il est addictif. Entre la persistance du monde, l'alternance des jours, et le nombre INCROYABLE de petits détails, on se laisse facilement charmer.

Ce qui en fait selon moi un des meilleurs jeux de ces dernières années (rien moins), c'est, outre son originalité et sa fraicheur, sa capacité à nous mettre face à des problématiques simples et concrètes  de nos ancêtres pionniers. Ce qui tend à jeter un nouvel éclairage sur le comment de la conquête humaine. Et pourquoi pas, son devenir.

 

 Voici un tuto des toutes premières minutes de jeu, histoire de vous donner une idée des basiques.

 

Je sais que l'addiction à Minecraft est difficile à comprendre tant qu'on a pas essayé.

Parmi les délicieux petits détails qui font pour moi de ce jeu une tuerie:

  •  si on coupe les branches d'un arbre on peut récupérer des graines pour replanter un arbre
  •  la vitesse de pousse d'un arbre et sa hauteur varient en fonction de l'éclairage, de la nature du terrain etc
  •  il peut pleuvoir
  •  les nuages se déplacent au gré du vent
  •  on peut cultiver du blé, le récolter, fabriquer du pain
  •  on peut fabriquer des bateaux pour naviguer
  •  l'existence de la redstone (mérite a elle seule un chapitre)
  •  on peut dresser certains animaux (loup devient chien de garde)
  •  les poules pondent des oeufs
  •  on peut faire des boules de neige
  •  les gouttes de pluie qui tombent sur la lave font 'FSshhhhh'
  •  on peut éteindre un début d'incendie avec un seau d'eau (seau qu'on fabrique, eau qu'on puise)
  •  un feu alimenté avec du charbon dure bien plus longtemps qu'un feu alimenté avec du bois
  •  un incendie se propage à tout ce qui est inflamable à proximité
  •  si on met un bloc de terre brute (marron) a la surface, avec l'ensoleillement, il va finir par se couvrir d'herbe verte
  •  on peut fabriquer une boussole qui marche.
  •  on peut fabriquer une carte
  •  les grottes naturelles sont au top : salles, cours d'eau souterrains, cascades, lave, reseaux complexes
  •  certains minerais sont présents seulement à partir de certaines profondeurs
  •  certains minerais se forment dans des conditions très particulières (exemple : l'obsidienne ne se forme qu'à la rencontre de lave et d'eau)
  •  il y en a beaucoup d'autres...

 

Il n'y a pas d'évolution du perso dans Minecraft 'Survie'. Pas de leveling.  On a son équipement à soi qu'on a fabriqué, et c'est tout.

Par contre on peut mourir : monstre, chute, brûlure (si on s'approche un peu trop de la lave). Lorsque ça arrive, on drop tout son équipement sur place, que l'on peut revenir chercher après avoir respawné. D'ailleurs, on respawn au dernier lit dans lequel on a dormi, lit qu'il faudra bien sûr fabriquer de vos mains (bois, laine, éventuellement teinture). L'avantage de dormir dans un lit (qu'on peut bien sur emmener avec soi), est de faire passer la nuit en quelques secondes au lieu des 7 minutes normales.

J'ai abordé l'aspect minerai plus haut. Dans le détail, de très nombreux outils sont plus solides (et durent donc plus longtemps) s'ils sont construits en fer ou en diamant, plutôt qu'en bois ou en pierre. Logique. D'autant plus que certains matériaux ne peuvent être récoltés qu'avec des outils au minimum en fer. On peut également se fabriquer des éléments d'armure pour amortir les chutes et contre les monstres.

 

Le jeu est tellement riche que tout le monde trouve son compte dans Minecraft. L'explorateur fou qui veut voir du pays, tracera la route. Le batisseur se fera plaisir avec cette sorte de Lego à la puissance 10. Le mineur/crafteur aura tout le loisir de tester une des très nombreuses 'recettes'. Le guerrier  cassera du monstre. Le contemplatif visitera les créations de ses petits camarades grâce au mode multijoueur (subtile transition).

 

Multijoueur, l'expérience sociologique

Non content d'offrir un mode solo déjà riche, Minecraft permet de monter des serveurs multijoueurs. Un seul monde, persistant, une troupe de potes dedans. En l'occurence, 8 à 10 personnes. Et là ... Tout bascule.

Une bande de gosses qu'on lâcherait dans la nature, façon "Sa majesté des Mouches"... Chacun se choisit, très  naturellement, un petit coin et se l'aménage aux petits oignons. Chacun construit son loft, son chateau, une cabane dans les arbres, une habitation troglo. Décorée avec des fenêtres en verre (qu'on fabrique en chauffant du sable), cuisine, chambre, living, tout ce qu'on veut, et avec le mobilier. Encore une fois, tout est fabriqué de ses mains, ce qui compte pour beaucoup dans le sentiment de fierté qu'on éprouve lorsqu'on a fini sa première maison.

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Groupir

L'homme est grégaire, c'est pas un scoop. Ca vaut aussi pour les PJ, et un village se forme spontanément en quelques heures de jeu.

En ceci, Minecraft peut être vécu comme une expérience sociologique. Un retour aux racines de l'humanité.

Comment s'organise un groupe d'Hommes lâché dans la nature ?

Comment chacun organise son petit chez lui, préserve son intimité, tout en s'inscrivant dans le village ? (tip : apprécier la distance des maisons au barycentre du village, l'orientation de la porte etc...)

Pourquoi dès que quelqu'un construit une tour, tout le monde y va de la sienne ?

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Au bout de quelques jours, on a un village un peu disparate mais qui conserve un je ne sais quoi qui sert de liant. Peut-etre dans le choix des matériaux de construction, qui sont ceux qu'on trouve sur place et en abondance. Peut-être dans l'influence de style qui se met forcément en place, chacun des joueurs influançant les autres? Ne sont-ce pas là les ingrédients d'une société ? En tout cas, c'est un peu comme ça que j'imagine la naissance de villages au néolithique, lorsque des groupes d'Hommes se sont sédentarisés.

 

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Puis l'Homme se sent des fourmis dans les jambes. Curieux, il va chercher à explorer son environnement. Et c'est exactement ce qui s'est passé sur notre serveur multi. Après une phase de construction de village "de base", beaucoup ont cherché à explorer la carte le plus loin possible.

Carte dont tout le monde profite ensuite hors du jeu grâce à la carte mutualisée qu'a mis mon pote Dub's en ligne. C'est la course à qui ira le plus loin. Le premier qui a vu la neige. Le premier qui a touché une nouvelle terre par delà l'océan. Troublant,  le laboratoire Minecraft.

 

Pour la gloire

Puis vient l'étape où chacun se demande comment il pourrait faire preuve d'originalité, comment faire ce que "personne n'a encore fait", comment laisser une trace, comment gagner la considération de ses co-villageois.

Ici une pyramide, là une figure de Nazca (cémoikilaifait) qu'on peut voir du ciel, mais aussi sur la carte générale. Le pied intégral.

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C'est aussi à ce moment qu'on fait un tour sur youtube pour tâter ce qui se fait, et qu'on est calmé tout net.

 

Infrastructures

Après une phase de déploiement, construction, décourverte, on bâtit des avant postes toujours plus loitains. Comme il n'y a pas vraiment de carte in-game, on se repère par rapport aux montagnes environnantes, à la position du soleil (à moins d'avoir construit une boussole) et son sens de l'orientation. Et on se retrouve vite face à quelques constats simples :

  • On peut vraiment s'égarer.
  • Il est nécessaire de construire des repères
  • Plus on va loin, plus on s'expose au danger (monstres, chutes accidentelles...)
  • A pied,  on met du temps pour rallier les sites d'intérêt
  • On découvre des spots très interessants (grottes naturelles profondes qui facilitent l'exploitatation minière)
  • L'inventaire perso étant limité, on est confronté à des soucis de transport de matériel

 

Du coup, il est tentant, voire indispensable, d'aménager des réseaux routiers sécurisés. Soit en faisant des routes, en hauteur par exemple, ou souterraines (on peut très bien faire un tunnel sous la mer pour rallier une île). On est ainsi à l'abri des monstres,  plus de risque de se perdre. Et on peut l'emprunter la nuit, si on a éclairé la voie avec des torches.

2011-07-31 23.29.04  2011-09-10 13.04.56

Pour gagner du temps, pour peu qu'on ait assez de matériaux (fer, bois) on peut fabriquer une voie ferrée, sur laquelle on peut placer des wagons, qui peuvent être motorisés ! Ainsi se développe un véritable réseau ferré, avec ses stations, ses gares. On trouve de doux dingues sur le net qui reproduisent fidèlement de grandes gares célèbres.

 

 

Toponymie

A mesure que l'on explore le monde alentour, que l'on trouve des spots intéressant à faire partager au groupe, on finit par avoir besoin de nommer les lieux (on peut fabriquer des panneaux avec du texte libre). Mine de rien, voilà une problématique bien concrète à laquelle tous les groupes d'Hommes pionniers ont forcément été confrontés. La tentation est grande d'employer des noms connus dans le monde réel, par facilité, dérision, ou plus souvent, manque d'inspiration. Mais si on joue le jeu, on peut faire de la toponymie et appeler sa station "le grouffre aux loups" par exemple, parcequ'elle dessert un gouffre avec des loups qui trainent autour. Et mine de rien, voilà qui ajoute une dimension bien sympathique au jeu.

 

Ecologie

Minecraft devrait être obligatoire dans les écoles. On cite souvent en exemple l'Ile de Pâques comme écosystème mal géré par l'Homme, ce qui le conduisit à sa perte.

Des animaux peuplent l'univers de Minecraft. Des poules pondent des oeufs utilisables. Les tuer donne des plumes. Tuer un cochon donne de la viande (on regagne des points de vie). Cuire la viande double les points de vie regagnés.2011-07-31 18.38.23

Tuer un mouton donne de la laine, mais on peut la récolter sans tuer l'animal, en fabriquant des ciseaux en fer. Tuer une vache donne du cuir. On peut aussi la traire pour avoir du lait, ingrédient réutilisable dans les recettes.

Dans les dernières versions de Minecraft, la population animale est en nombre fini. Donc si vous tuez les vaches qui sont près du village, elle ne réapparaitront pas. Ce qui signifie qu'il faudra aller toujours plus loin pour en trouver... Et les animaux ne sont pas si abondants dans Minecraft.

La parade conssiste à construire un enclos, y enfermer les animaux sauvages... Qui deviennent domestiques, et se reproduisent dans votre enclos... Je rappelle qu'on parle du "petit jeu rigolo" avec des gros pixels façon NES des années 80.

 

Le bois est également une ressource importante du jeu. les arbres coupés (dont il existe au passage plusieurs espèces) ne repoussent pas. On voit donc au bout de quelques semaines de jeu , des zones totalement ratiboisées façon Amérique du Sud.

Il est donc important de bien gérer les forêts si on veut disposer de bois pas trop loin. Pour ce faire, on peut planter des arbres. Le niveau d'ensoleillement, la nature du sol (qu'on peut fertiliser avec de l'engrais!) , voire sa forme, conditionnent la vitesse de pousse et la hauteur de l'arbre.

On peut également préparer un lopin de terre (il faut le biner) et y cultiver papyrus (pour faire du papier), cactus ou, plus intéressant, du blé. Qu'on pourra récolter pour faire des recettes genre pain, gateaux, etc.

 

Voilà comment un petit jeu video démontre la nécessité d'une bonne gestion environnementale, et de l'importance de la biodiversité !

 

Social

Pour ce que j'en ai joué jusqu'ici, on reste tout de même  dans le village des Sctroumpfs. Microcosme de gentils pionniers soudés dans un monde hostile. Chaque joueur respecte les contructions des autres, du moins jusqu'ici.

Le tchat est basique mais permet tout de même de bien s'amuser. Chacun joue les guides pour faire visiter ses monuments et créations aux autres. Tout le monde s'entraide et se dépanne mutuellement pour tel ou tel matériau.

On pourrait imaginer un autre groupe de joueurs quelque part sur l'instance du monde, complètement séparé. Que se passerait-il ? Guerre entre les jaunes et les rouges façon Koh Lanta ? Fraternisation ? Vols, rapines, destructions (appelé griefing dans le jeu) ?

C'est techniquement faisable, si chaque groupe se fait un teamspeak/ventrilo, car actuellement, le systeme de tchat est réduit à sa plus simple expression. Les messages sont simplement broadcastés, sans notion de groupe.

 

Minecraft c'est encore plus mieux

J'ai essayé de transcrire ici comment je vis cette expérience, mais en fait le jeu est bien plus riche que ça, ne serait-ce que techniquement.

Je n'ai pas mentionné l'existence de mondes parallèles (nether), qu'on peut visiter en fabriquant des portails façon Stargate.

Je n'ai pas parlé des très nombreux mods disponibles (surtout en solo), qui vont du pack de textures HD en allant vers la possibilité de voler, d'ajouter des features, des mobs ...

Je n'ai pas causé du mode aventure prochainement disponible, qui ajoute des villages de PNJ, des donjons remplis de monstres, l'introduction de points d'expérience, une jauge de faim, de nouveaux monstres et plein d'autres trucs.

Je n'ai même pas décrit une des keys features du jeu, à savoir la RedStone. Il s'agit d'un minerai sous forme de poudre. On peut répandre cette poudre sur toute une gamme d'éléments de minecraft (leviers, portes, pistons, rails, wagonnets) pour leur insufler une énergie 'magique'.

La redstone symbolise l'électricité, rien moins. On peut donc créer ingame des systèmes incensés à base d'algèbre booléenne, programmer ainsi des portes logiques, déclenchant ici une ouverture de porte, là un explosif. Les possibilités sont infinies.

 

Cette richesse finalement inattendue lorsqu'on lance le jeu, explique pourquoi le jeu est plus gourmand en ressources qu'on aurait pu le croire.

Il existe forcément une version de jeu  (et/ou un mod) Minecraft qui vous séduira . Clairement pour moi, l'aspect sandbox de groupe de pionniers, fut une claque vidéoludique. 

Une vraie perf, qui plus est, sur un jeu sorti un peu de nulle part et sans millions de dollars de budget initial. Rien que pour ça, Minecraft mérite le détour. Ce n'est pourtant pas, loin s'en faut,  le seul jeu homebrew/sandbox qui ait jamais été fait, mais lui a su donner le supplément d'âme qui lui a valu le succès.

 

 Liens de référence:

 

le site par où le scandale arrive http://www.minecraft.net

la référence en FR http://www.minecraft-france.fr/

les recettes de base sur le wiki EN http://www.minecraftwiki.net/wiki/Crafting#Basic_Recipes

Redstone expliqué sur le wiki FR http://fr.minecraftwiki.net/wiki/Redstone

 

 Et puis alors des trucs de malade :

 

http://www.youtube.com/watch?v=iyFIug-3qpI&;feature=player_detailpage

 

http://www.youtube.com/watch?v=AnvoC1D7Kl4&;feature=related

 

http://www.youtube.com/watch?v=bTgmEB0IHcY&;feature=related

 

 

 

mercredi, 02 novembre 2011 08:15 Publié dans Jeu vidéo 8 Commentaires
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